vendredi 28 août 2009

Mystère

J'aime beaucoup cette image mais je ne sais pas trop pourquoi ! Mystère...

jeudi 27 août 2009

Vertige

Cette photo a été prise à Rennes, à proximité de mon ancien logement dans le quartier du Blosne. C'est amusant de saisir les géométries qu'offrent nos villes.

mercredi 26 août 2009

Voyage



Les sillages d'avions dans le ciel sont autant d'invitations au voyage. Je me contente de suivre la traînée blanche sur la dune.

Nationalisme vélocipédique

Une petite infidélité au noir et blanc avec cette image prise lors du passage du Tour de France à Auray (Morbihan) en 2008 (je faisais alors un reportage pour le Télégramme). J'aime beaucoup le vélo, mais lorsque j'ai l'occasion d'aller voir une course, je regarde d'avantage le public que les coureurs. De fait, le spectacle est parfois bien plus intéressant sur les trottoirs que sur la route. Entre le défilé de casquettes "Champion" et les dégustations d'andouilles de Guémené à midi sur une table de pic-nic bleue, c'est un régal. Qui remportera le maillot jaune du kitsch ? Cette jeune anglaise, avec sa panoplie "Union Jack", est dans la bonne échappée. Le drapeau et le T-shirt semblent même ne faire qu'un. Une supportrice de David Millar ?

samedi 22 août 2009

Duel serré

Quelques secondes après avoir pris cette photo (nous sommes en mars 2009), je me suis fait virer par les CRS sous prétexte que j'étais trop près d'eux. Le bouclier du gendarme au premier plan, rayé de toute part, porte encore les stigmates des précédants affrontements. En face, les manifestants les défient du regard tout improvisant une chaîne humaine. La personne se trouvant à gauche ne semble pas rassurée face à l'armure qui se dresse face à lui. Cela ne semble pas déranger son voisin, au contraire.

mercredi 19 août 2009

Regard sur la ville


"Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent".

J.M.G. Le Clézio. Extrait de Coeur brûlé et autres romances.

dimanche 16 août 2009

Guerre des boutons

Je suis tombé sous le charme de cette petite école bucolique, sortie de nulle part, sur l'île Callot, près de Carantec (Finistère). Le petit écriteau "école" au dessus de la porte donne tout son charme au bâtiment, entouré d'une petite cour. C'est une agréable surprise, au détour d'un chemin, qui nous replonge avec nostalgie dans notre plus tendre enfance. On imagine bien de jeunes écoliers sortir en culotte courte , bretelles remontées sur une chemise à carreaux et avec un béret sur la tête. On imagine les chahuts de la récré. Le professeur en blouse blanche observe les élève jouer aux billes et frappe dans les mains pour signaler la fin de la récréation. On imagine les garçon courir après les filles et les ballons ; les filles après les garçons et les barbies. On imagine des élèves réciter avec succès leur leçon et d'autres, les cancres, retrouver leur place habituelle : le coin.

mardi 11 août 2009

Fillette au masque à gaz

Le 19 mars 2009 est un jour de grève générale. Alors que je suis le cortège rennais, cette fille au masque à gaz attire mon attention. Je me baisse à sa hauteur pour prendre la photo. Ce sont les côtés incongru, anonyme et inquiétant de cette fillette à couettes blondes portant ce masque à gaz qui me plaisent sur cette image. Lorsque je vois ce type de masque, je pense tout de suite aux tableaux de Max Beckmann ou d'Edvard Munch et la violence qu'ils dégagent.

lundi 10 août 2009

Silhouettes


Photo prise de la fenêtre de mon ancien appartement à Rennes, dans le quartier du "Triangle". Alors que je révisais sur mon bureau, j'apperçois cette silhouette vêtue d'un voile noir, tenant un enfant par la main, qui déambule sur ce chemin. Je prends mon appareil et déclenche. Le temps que celle-ci passe dans l'ouverture de la fenêtre, le temps d'une éclaircie. En bas à gauche, une silhouette blanche apparait pour emprunter le même chemin que la silhouette noire. Chemin qu'elles utiliseront encore et encore.

vendredi 7 août 2009

Reportage : Villejean ville morte

Voici une série de photos prises lors du blocage de la faculté de Villejean, à Rennes, en ce début d'année. C'est un bastion de la constestation étudiante en France. Les étudiants français dénonçaient, entre autre, la loi LRU sur l'autonomisation des facultés. Quand je me suis rendu à Villejean, au mois de mars, la mobilisation commençait à s'essouffler. Néanmoins, le bâtiment était toujours occupé et portait les stigmates de plusieurs mois de lutte sociale. Visite guidée à "Rennes Troie", la faculté alternative.



Comme on peut l'apprécier sur la photo ci-dessus, la facade du hall principal de l'université est à elle seule un trésor de détails et d'informations. On comprend plein de choses, avant même de mettre les pieds à l'intérieur du bâtiment. Je profite qu'il n'y ait personne pour prendre cette photo, car les bloqueurs n'aiment pas trop les photographes...

La petite table, devant la porte sert de bureau lors des assemblées générales. A gauche, on distingue un tableau avec le planning des actions de la semaine. Le "A" encerclé, symbole de l'anarchisme trône fièrement contre un pilier, sous lequel on peut lire "anarchie" et "fac autogérée". Au dessus de la porte d'entrée, un écriteau fait allusion aux révoltes des étudiant grecs : "A Athènes comme à Rennes". Par ailleurs, on ne le voit pas sur l'image mais, au sommet de la facade, se trouve un énorme "Vive la Commune", slogan de la mobilisation. La faculté est en grève et ça se voit.

A l'intérieur, c'est un véritable musée du graffiti et de l'anarchisme. Sur une vitre on peut lire "Il suffit de 100 personnes qui s'aiment pour faire la révolution"(photo ci-dessus). Ce slogan résume bien l'état d'esprit qui règne au sein des personnes mobilisées. Après cette photo, quelques jeunes étudiantes sont venues me voir dans le but de savoir si j'étais un espion envoyé par la police... Autre exigence de leur part : flouter les visages si par hasard je prenais une personne gréviste en photo. Puisque je n'ai pas pris de bloqueur en photo pour éviter de me faire démolir l'appareil, le problème est réglé.



Autre photo : le blocage des amphithéâtres. Devant chaque porte d'amphi, tables et chaises barrent l'entrée, le tout accompagné de quelques graffitis.

Dans les longs couloirs de l'université, c'est la même chose. J'ai même été surpris par le vide et le silence des bâtiments. 15.000 étudiants en moins, cela se sent. Cela deviendrait presque oppressant, comme si quelqu'un nous observait, à l'image de cet autocollant.

Vue sur semelles



Rennes, 2009.

Petite photo insolite avec une paire de chaussures balancée sur un fil électrique. Lorsque l'on voit cela on se demande comment et surtout pour quelle raison sont-elles arrivées là ?! Peut-être que Cendrillon les a égaré ? C'est surtout que la vue doit être sympa de la fenêtre avec de vieilles chaussures sous son nez.

jeudi 6 août 2009

Souvenir



Paris, Père Lachaise, tombe de Jim Morisson, 2009.

C'est un vrai rituel, voire un pélerinage. Ils sont plusieurs centaines d'anonymes mélomanes à se rendre, chaque jour sur la sépulture du chanteur des Doors (que l'on distingue à gauche de la tête de la fille de dos). Je suis resté pendant de longues minutes à prendre en photo ceux qui se prenaient en photo. C'était moins difficile que pour le corbeau (lire ci-dessous)et pour cause, les visiteurs arrivaient par cars entiers. Tellement nombreux que des barrières ont été dressées pour protéger la sépulture. Sur cette photo, quelques personnes immortalisent le moment, comme des milliers d'autres l'ont déjà fait et comme d'autres le feront encore et encore. A gauche de la photo, on apperçoit l'ombre de ceux qui attendent leur tour. C'est toujours impressionnant de se trouver devant la tombe du "lezard king", qui pourtant semble si petite par rapport aux tombes voisines. Il y a toujours pléthore de messages posés contre cette sépulture qui s'est muée en Mur des Lamentations du rock'n'roll.

Corbeau au Père Lachaise

Père Lachaise, Paris, 2009.

Photo prise à la volée lors d'une balade au Père Lachaise. Mon objectif en entrant dans le cimetière était de prendre un corbeau en photo. Je l'ai cherché quelque temps celui-là ! Pour l'anecdote, je voulais tellement une photo de corbeau que j'en ai oublié d'aller voir le Mur des Fédérés, qui se trouve à quelques pas de là. Depuis le temps que je veux le voir, je m'en suis sérieusement voulu ! Ce n'est que partie remise.

Duel

Rennes, 2009.

Des têtes cheveulues contre des casques. Bras nus contre une muraille de boucliers. David contre Goliath en somme. On se regarde dans les yeux, on se cherche. Le soleil scintille et le son des tambours raisonne sur la place. Les grêvistes improvisent une petite danse face à leurs rivaux d'un après-midi. Je me place entre les manisfestants et les CRS pour être, littéralement, au coeur de l'action. Cela me vaudra au léger coup de bouclier !

No week end

Pour la première fois depuis son élection, Obama est descendu à 50% d'opinion favorable, selon un sondage de l'institut Quinnipiac. 42% d'américain désapprouvent sa politique.Notamment sa gestion de la crise économique et la réforme contestée du système de santé.
Cette photo a été prise le jour la mobilisation nationale du 29 janvier dernier à Rennes."Yes we can !". A ce moment, Obama, qui venait de prêter serment quelques jours plus tôt, était au paroxysme de sa popularité. Le président américain reste néanmoins une icône et cette pancarte s'inspire de la célèbre affiche "Hope". Le "Yes we can" d'Obama contraste avec le cinglant "No week end" du président français. Nicolas Sarkozy, lui, est au plus bas dans les sondages et une majorité de français lui reproche sa politique du "travailler plus pour gagner plus". Cette photo symbolise, à mon sens, ce début d'année 2009. A savoir que, dans un contexte de crise économique, l'arrivée d'Obama à la tête des Etats-Unis est un symbole d'espoir et de changement.

mercredi 5 août 2009

Farces et attrapes



Paris, Xe, 2009.

Je choisis la photo d'une vitrine de farces et attrapes pour étrenner ce blog. Pour la simple et bonne raison que j'aime l'humour, Fernandel et le noir et blanc (entre autre...). Il se trouve qu'ils sont réunis sur cette photo. J'aime le noir et blanc, peut-être parce que cela donne l'illusion de capter le temps.
Alors que je déambulais sur les trottoirs parisiens, cette vitrine a attiré mon attention par l'anarchie qui y règnait, en jouant avec les reflets et l'humour qu'elle dégageait. Seules les deux silhouettes d'arbres semblent donner un équilibre à l'image. En regardant la photo, je me suis demandé ce qui pouvait bien faire rire Fernandel à ce point. J'ai plusieurs hypothèses : est-ce la machine à pets à distance ? Hannibal Lecter, derrière lui à sa droite, lui a peut-être glissé une vanne ? Ou alors apperçoit-il quelque chose d'amusant à la fenêtre d'un immeuble en face ? Mais pourquoi aller chercher si loin, c'est peut être moi, tout simplement, qui le fait rire ! Lorsque l'on regarde passer les gens toute la journée, on doit en voir de belles perles.

Je pense que nous vivons dans un grand théâtre, à nous de l'appréhender et de nous amuser avec, car il y a de quoi !