vendredi 28 août 2009
jeudi 27 août 2009
Vertige
mercredi 26 août 2009
Voyage
Nationalisme vélocipédique
samedi 22 août 2009
Duel serré
mercredi 19 août 2009
Regard sur la ville
dimanche 16 août 2009
Guerre des boutons
mardi 11 août 2009
Fillette au masque à gaz
lundi 10 août 2009
Silhouettes
Photo prise de la fenêtre de mon ancien appartement à Rennes, dans le quartier du "Triangle". Alors que je révisais sur mon bureau, j'apperçois cette silhouette vêtue d'un voile noir, tenant un enfant par la main, qui déambule sur ce chemin. Je prends mon appareil et déclenche. Le temps que celle-ci passe dans l'ouverture de la fenêtre, le temps d'une éclaircie. En bas à gauche, une silhouette blanche apparait pour emprunter le même chemin que la silhouette noire. Chemin qu'elles utiliseront encore et encore.
vendredi 7 août 2009
Reportage : Villejean ville morte
Comme on peut l'apprécier sur la photo ci-dessus, la facade du hall principal de l'université est à elle seule un trésor de détails et d'informations. On comprend plein de choses, avant même de mettre les pieds à l'intérieur du bâtiment. Je profite qu'il n'y ait personne pour prendre cette photo, car les bloqueurs n'aiment pas trop les photographes...
La petite table, devant la porte sert de bureau lors des assemblées générales. A gauche, on distingue un tableau avec le planning des actions de la semaine. Le "A" encerclé, symbole de l'anarchisme trône fièrement contre un pilier, sous lequel on peut lire "anarchie" et "fac autogérée". Au dessus de la porte d'entrée, un écriteau fait allusion aux révoltes des étudiant grecs : "A Athènes comme à Rennes". Par ailleurs, on ne le voit pas sur l'image mais, au sommet de la facade, se trouve un énorme "Vive la Commune", slogan de la mobilisation. La faculté est en grève et ça se voit.
A l'intérieur, c'est un véritable musée du graffiti et de l'anarchisme. Sur une vitre on peut lire "Il suffit de 100 personnes qui s'aiment pour faire la révolution"(photo ci-dessus). Ce slogan résume bien l'état d'esprit qui règne au sein des personnes mobilisées. Après cette photo, quelques jeunes étudiantes sont venues me voir dans le but de savoir si j'étais un espion envoyé par la police... Autre exigence de leur part : flouter les visages si par hasard je prenais une personne gréviste en photo. Puisque je n'ai pas pris de bloqueur en photo pour éviter de me faire démolir l'appareil, le problème est réglé.
Autre photo : le blocage des amphithéâtres. Devant chaque porte d'amphi, tables et chaises barrent l'entrée, le tout accompagné de quelques graffitis.
Vue sur semelles
Rennes, 2009.
Petite photo insolite avec une paire de chaussures balancée sur un fil électrique. Lorsque l'on voit cela on se demande comment et surtout pour quelle raison sont-elles arrivées là ?! Peut-être que Cendrillon les a égaré ? C'est surtout que la vue doit être sympa de la fenêtre avec de vieilles chaussures sous son nez.
jeudi 6 août 2009
Souvenir
Paris, Père Lachaise, tombe de Jim Morisson, 2009.
C'est un vrai rituel, voire un pélerinage. Ils sont plusieurs centaines d'anonymes mélomanes à se rendre, chaque jour sur la sépulture du chanteur des Doors (que l'on distingue à gauche de la tête de la fille de dos). Je suis resté pendant de longues minutes à prendre en photo ceux qui se prenaient en photo. C'était moins difficile que pour le corbeau (lire ci-dessous)et pour cause, les visiteurs arrivaient par cars entiers. Tellement nombreux que des barrières ont été dressées pour protéger la sépulture. Sur cette photo, quelques personnes immortalisent le moment, comme des milliers d'autres l'ont déjà fait et comme d'autres le feront encore et encore. A gauche de la photo, on apperçoit l'ombre de ceux qui attendent leur tour. C'est toujours impressionnant de se trouver devant la tombe du "lezard king", qui pourtant semble si petite par rapport aux tombes voisines. Il y a toujours pléthore de messages posés contre cette sépulture qui s'est muée en Mur des Lamentations du rock'n'roll.
Corbeau au Père Lachaise
Photo prise à la volée lors d'une balade au Père Lachaise. Mon objectif en entrant dans le cimetière était de prendre un corbeau en photo. Je l'ai cherché quelque temps celui-là ! Pour l'anecdote, je voulais tellement une photo de corbeau que j'en ai oublié d'aller voir le Mur des Fédérés, qui se trouve à quelques pas de là. Depuis le temps que je veux le voir, je m'en suis sérieusement voulu ! Ce n'est que partie remise.
Duel
Des têtes cheveulues contre des casques. Bras nus contre une muraille de boucliers. David contre Goliath en somme. On se regarde dans les yeux, on se cherche. Le soleil scintille et le son des tambours raisonne sur la place. Les grêvistes improvisent une petite danse face à leurs rivaux d'un après-midi. Je me place entre les manisfestants et les CRS pour être, littéralement, au coeur de l'action. Cela me vaudra au léger coup de bouclier !
No week end
mercredi 5 août 2009
Farces et attrapes
Je choisis la photo d'une vitrine de farces et attrapes pour étrenner ce blog. Pour la simple et bonne raison que j'aime l'humour, Fernandel et le noir et blanc (entre autre...). Il se trouve qu'ils sont réunis sur cette photo. J'aime le noir et blanc, peut-être parce que cela donne l'illusion de capter le temps.
Alors que je déambulais sur les trottoirs parisiens, cette vitrine a attiré mon attention par l'anarchie qui y règnait, en jouant avec les reflets et l'humour qu'elle dégageait. Seules les deux silhouettes d'arbres semblent donner un équilibre à l'image. En regardant la photo, je me suis demandé ce qui pouvait bien faire rire Fernandel à ce point. J'ai plusieurs hypothèses : est-ce la machine à pets à distance ? Hannibal Lecter, derrière lui à sa droite, lui a peut-être glissé une vanne ? Ou alors apperçoit-il quelque chose d'amusant à la fenêtre d'un immeuble en face ? Mais pourquoi aller chercher si loin, c'est peut être moi, tout simplement, qui le fait rire ! Lorsque l'on regarde passer les gens toute la journée, on doit en voir de belles perles.
Je pense que nous vivons dans un grand théâtre, à nous de l'appréhender et de nous amuser avec, car il y a de quoi !